RE-BOrn : soutenir un retour durable après burnout
Mieux accompagner les agents, prévenir les rechutes. L'équipe de ValoRh impliquée dans ce projet
Le burnout représente un enjeu majeur de santé publique en Belgique. Dans l’administration fédérale, les troubles psychologiques liés au stress constituent une part importante des absences pour maladie, et les absences de longue durée restent en progression. Dans ce contexte, la question du retour au travail après burnout est devenue centrale : comment mieux accompagner les agents et prévenir les rechutes ?
C’est précisément l’objectif du projet RE-BOrn (REturn to Work after BurnOut), financé dans le cadre du programme BRAIN-be 2.0 (Belspo). Ce projet interdisciplinaire a été mené en collaboration entre l’Université de Gand et l’Université de Liège.
Du côté de ValoRH, le projet a bénéficié de l’implication directe de nos collègues Cloé Lehaen, doctorante, et Isabelle Hansez, professeure et responsable de service.
Trois axes de travail concrets
Le projet RE-BOrn s’est articulé autour de trois priorités :
- analyser les pratiques existantes de réintégration après burnout dans l’administration fédérale (et identifier les freins) ;
- tester un programme de prise en charge adapté, le FA-BOTP (Federal Agencies Burnout Treatment Program), visant à soutenir la récupération ;
- développer et valider un outil de suivi, le FA-BRM (Burnout Reintegration Monitor), pour mieux mesurer la qualité de la réintégration et détecter les facteurs de risque de rechute.
Des résultats encourageants
Les analyses montrent notamment que le programme FA-BOTP contribue à réduire significativement plusieurs indicateurs de souffrance psychologique, dont le burnout, le stress et la dépression.
Le projet met aussi en évidence plusieurs facteurs clés d’une réintégration réussie, tels que l’autonomie au travail, le sens du travail ou encore la charge émotionnelle, confirmant l’importance d’une approche combinant accompagnement individuel et dimensions organisationnelles.
Vers une réintégration mieux structurée
RE-BOrn formule enfin plusieurs recommandations concrètes pour renforcer les dispositifs existants : meilleure communication, coordination accrue, recours à des outils fondés scientifiquement et développement d’une véritable culture de la réintégration durable.
